Troubles du sommeil

Comme le fait de s’alimenter, dormir représente un besoin vital pour l’organisme.

C’est pendant le sommeil que notre organisme se restaure (sécrétions de nombreuses hormones responsables de la croissance, de la faim et du rassasiement, régulation de la température, efficacité du système immunitaire…) et que notre système nerveux se régénère (mémorisation, apprentissage de nouvelles tâches…)

L’insomnie est une plainte subjective qui désigne à la fois une durée insuffisante de sommeil et un sommeil non réparateur. Elle toucherait 10 à 20% de la population générale et près de 30% des plus de 65 ans, avec une forte prévalence chez les femmes de plus de 40 ans.

D’après l’ICSD, seconde édition de 2005, l’insomnie se caractérise par des difficultés d’endormissement, des éveils nocturnes, un réveil matinal précoce ou encore une impression d’absence totale de sommeil, avec des troubles rapportés au moins 3 fois par semaine depuis plus de 6 mois.

Les conséquences diurnes de ces troubles sont notamment :

  • de la fatigue, de la somnolence ou une sensation de malaise,
  • une altération de la concentration ou de la mémoire,
  • une perturbation de l’humeur (irritabilité, anxiété…)
  • une diminution du niveau d’énergie voire de la motivation et des initiatives,
  • des erreurs ou accidents de travail,
  • des tensions musculaires, maux de tête ou troubles digestifs.

Sommeil et nouvelles technologies

Les rythmes circadiens (du Grec Circa qui signifie « presque » et dies : « 24h ») reposent sur l’alternance jour/nuit, synchronisée sur les rythmes cosmiques (révolution de la Terre autour du soleil et de la Terre sur elle-même).

Naturellement plus proches de 25 heures, ces biorythmes sont recalés en permanence par des synchroniseurs naturels (lumière, température…) et sociaux (travail, repas…). Le travail posté et le « jet lag » sont les principaux désynchroniseurs, mais les nouvelles technologies et notamment la lumière à rayons bleu ont considérablement augmenté la prévalence de ces troubles au cours des 10 dernières années.

La rééducation au sommeil implique donc toute une hygiène de vie, faisant appel aux thérapies cognitivo-comportementales, mais aussi à la nutrition et à la micronutrition.

Sommeil et prise de poids

La privation de sommeil induit une augmentation de sécrétion de la ghréline (hormone qui stimule la faim) et une diminution de sécrétion de la leptine (hormone qui stimule le rassasiement).

Cela se traduit par une augmentation de l’appétit et une moindre perception du rassasiement, (avec augmentation de l’appétence pour les aliments gras et sucrés), la sensibilité à l’insuline est diminuée, ce qui a pour effet d’augmenter, à long terme, le risque de diabète de type 2.

On estime qu’un individu en carence de sommeil observera une prise de poids comprise entre 1 et 7kg sur 10 ans.

Spécialisée dans la prise en charge des troubles du sommeil, je vous propose une approche chronobiologique, micronutritionnelle et comportementale, que nous pourrons éventuellement compléter par de l’hypnose, des techniques de pleine conscience (mindfulness) et libération émotionnelle (EFT, EMDR…).