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Retrouvez régulièrement des articles concernant l’alimentation et la santé, publié dans l’Hebdo du Haut-Hura ou sur ma page Facebook.

N’hésitez pas à me faire vos suggestions quant aux thèmes qui vous intéressent!

Bonne lecture

Alimentation & cancer

À l’occasion d’octobre rose, mouvement de lutte internationale contre le cancer du sein, voici un tour d’horizon des liens existants entre nos habitudes de vie et le risque de développer un jour un cancer.

Nous savons entre autres que le tabac favorise le cancer du poumon, que l’alcool est responsable chaque année de 49 000 décès dont 15 000 suite à un cancer, et que le surpoids favorise tous les cancers.

Bien qu’il n’existe pas de « régime anti-cancer », nous pouvons prévenir la survenue de ces dégénérescences par une hygiène de vie favorable.

L’activité physique, protègerait du cancer du poumon, du sein et du colon. Il ne s’agit pas de courir au quotidien, mais de marcher, bricoler ou faire le ménage une trentaine de minutes par jour.

Au niveau alimentaire, les fibres contenues dans les céréales complètes (riz, blé, pain, boulgour…) et légumes secs (lentilles, haricots, pois chiches…) ainsi que les antioxydants, vitamines et minéraux contenus notamment dans les fruits & légumes ont un rôle prépondérant dans la prévention du cancer colorectal et du cancer du sein.

Le fait de varier le plus possible sa consommation de protéines d’origine animale avec la volaille, les œufs, le poisson, les fruits de mer, les crustacés, les produits laitiers, et de limiter la consommation de viande rouge (500g maximum par semaine) diminuerait le risque de cancer colorectal.

S’il vous arrive de vous lasser de cuisiner ou d’avoir l’impression de « toujours manger la même chose », utilisez des épices et herbes aromatiques plutôt que sel (favorisant le cancer de l’estomac) pour relever vos plats, voire vous permettre de voyager à table. Les aliments les plus riches sont le pain, les charcuteries et viandes séchées, plats cuisinés du commerce, fromages, aides culinaires et eaux gazeuses, chacun a sa place dans l’alimentation, il suffit simplement de savoir les apprécier pour ne pas en abuser.

Retrouvez plus d’informations sur e-cancer.fr

 

Alimentation et performances intellectuelles

À l’approche de la rentrée, on peut être tenté de recourir à des compléments alimentaires pour « booster » nos performances intellectuelles, mais au fait : de quoi notre cerveau se nourrit-il ?

Cet organe « gluco-dépendant » nécessite des réserves glucidiques suffisantes pour être alimenté en permanence en glucose. C’est pourquoi il faut consommer des sucres lents (pain, céréales et dérivés, pommes de terre et légumes secs) à chaque repas. On peut également prévoir quelques fruit secs (abricot, figues, dattes…) ou carrés de chocolat, riches en glucides simples, rapidement disponibles, pour le recharger en cas de coup de barre.

Les oméga 3 sont le principal constituant des neurones, ils optimisent nos capacités de réflexion et de mémorisation. On les trouve dans le poisson gras (thon, saumon, sardines, maquereaux…) qui doit figurer au menu au moins 1 fois par semaine, dans les oléagineux (noix, graines de lin, graines de chia…) et les huiles de noix et de colza, à consommer quotidiennement.

Les antioxydants vont protéger le cerveau des radicaux libres, et freiner les effets du vieillissement sur les cellules nerveuses. La vitamine C se trouve dans les légumes crus, dans les agrumes et les fruits rouges. Le zinc est présent en quantité intéressantes dans les huitres les viandes et les fromages, mais nos besoins sont généralement couverts par une alimentation équilibrée.

Les vitamines B1, B3 et B5 interviennent dans la métabolisation des nutriments et la distribution du glucose au cerveau. On les trouve dans les céréales complètes, les graines, le germe de blé, la levure de bière et la plupart des viandes.

Enfin, pour assurer de bonnes performances intellectuelles, il faut veiller à s’hydrater régulièrement (au moins 1,5 L, par jour, en privilégiant l’eau) et à se reposer suffisamment .

Extrait paru dans le n°122, du 1er septembre 2016

Les Oléagineux

Du latin Oleaginus, qui signifie « dont on peut tirer de l’huile », les oléagineux se trouvent sous forme de fruits (olives, avocat et coco), de noix (noisette, amande, pistache…) et de graines (tournesol, lin, chia, pépin de courge…).

Connus sous leur forme « grillés et salés », il est préférable de les consommer nature (ou légèrement torréfiés) pour profiter de leurs vertus nutritionnelles, et (re-)découvrir leurs saveurs originelles.

Sources d’acides gras insaturés (oméga 3, 6 et 9), de protéines végétales, de fibres, de minéraux (magnésium, calcium, phosphore…), et d’antioxydants (polyphénols, cuivre, zinc), ces aliments permettent de compléter nos apports quotidiens, et interviennent dans la prévention des maladies cardio-vasculaires à différents niveaux.

S’intégrant facilement à un repas (au petit déjeuner ou dans une salade), les oléagineux peuvent également être consommés en collation, évitant ainsi, la tentation d’un grignotage « réconfortant », grâce aux fibres alimentaires qui favorisent la satiété.

Amandes, noix du Brésil, noisettes, graines de sésame, de tournesol, pépin de courge et pignon de pin sont particulièrement riches en magnésium, qui intervient dans la décontraction musculaire et permet d’éviter les crampes.

Excellentes sources d’oméga 3 et de phytostérols, noix, graines de chia et lin, auront la propriété d’aider à rééquilibrer les taux de HDL-cholestérol (dit « bon ») et de LDL-cholestérol (ou « mauvais »).

L’arachide et la pistache sont les oléagineux les plus allergisants, à éviter donc chez la femme enceinte et durant l’allaitement.

Compte tenu de leur forte teneur en lipides, une poignée de 20 g équivaut à une cuillère à soupe d’huile. La variété permet de profiter des vertus de chacun, à condition de ne pas en abuser !

Extrait paru dans le n°123, du 15 septembre 2016

Diététicien ? Nutritionniste ? Quelles différences ?

 

Ces termes semblent voisins mais désignent deux professionnels aux cursus distincts.

Le terme de « nutritionniste » utilisé seul, n’est pas un titre protégé, il peut donc être utilisé par quiconque (diplômé ou non) souhaitant dispenser des conseils en nutrition.

Il est pourtant couramment utilisé pour désigner un « médecin-nutritionniste », c’est à dire un professionnel de santé ayant validé un doctorat de médecine (Bac. +8) ainsi qu’une spécialisation en nutrition. Il est inscrit à l’ordre des médecins, pose des diagnostics et dispose du droit de prescription (ordonnance ou examens médicaux). Il peut exercer en libéral, en cabinet médical ou en milieu hospitalier, où il prend en charge des patients dès le diagnostic. Ses consultations sont remboursées par la sécurité sociale sur la base d’une consultation médicale (23 €), les dépassements d’honoraires restants à la charge du patient.

Le titre de « diététicien », protégé par la loi n°2007-127 (du 30.01.2007) du Code de la Santé Publique, ne peut être porté que par le titulaire d’un Diplôme Universitaire Technologique en génie biologique option diététique ou d’un Brevet de Technicien Supérieur en diététique. Il désigne un professionnel paramédical inscrit au répertoire ADELI (au même tire que les kinésithérapeute, infirmier, psychologues, etc…).

Pratiquant en libéral ou en milieu hospitalier, il n’effectue pas de diagnostic mais s’inscrit dans prise en charge pluridisciplinaire (sur prescription médicale). En restauration collective (cantine scolaire, restauration d’entreprise) le diététicien est chargé de l’équilibre des menus, des approvisionnements et de l’hygiène alimentaire. Non remboursées par la sécurité sociale, les consultations sont prises en charges par de nombreuses complémentaires santé, ainsi qu’au sein de réseaux tels que le RéPPOP (Réseau de Prévention et de Prise en charge de l’Obésité Pédiatrique).

Ces deux spécialistes de la nutrition, agissent aussi bien en prévention qu’en traitement de pathologies ayant un lien avec l’alimentation (maladies métaboliques, cardiaques, rénales, intestinales…).

Le choix du praticien peut se faire sur conseil du médecin traitant, et selon le motif de consultation, cependant, la réussite de la prise en charge repose essentiellement sur le climat de confiance instauré entre le praticien et le patient.

 

Extrait paru dans le n°126, du 27 octobre 2016

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